PHEDRIENNE

Les vieux murs de ma ville cachent des histoires

Je les espère terribles !

Quand je passe en tapinois le long des rues tranquilles,

Ces pierres noircies murmurent indociles,

Et j’entends la rumeur des histoires passées,

Blonde silhouette au balcon enlacée,

Bourgeois ventru fessu, assis sous la tonnelle,

De cette place antique en plein cœur des quartiers.

Des remparts dressés au-dessus de Fourvières,

Abritent des pigeons roucoulants et pressés,

Et la pluie verte et dense des branches et des lierres,

Embrasse de sa douceur les murs fatigués

J’aime ce chant lointain, où résonne encore

Le choc clair d'un sabot sur les vieux pavés,

Et l'humeur fantaisiste des murs si peu austères,

Qui dressent de guinguois des façades usées....

 

 

Dim 25 jui 2010 Aucun commentaire