PHEDRIENNE

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Ma ville dérange, ma ville est étrange

Parfois sous les néons,

Elle devient une orange, 

Parfois, devant mes yeux,

Elle se transforme un peu,

En décor improbable

D’une quelconque fiction.

 

Ma ville dérange, ma ville est étrange,

Pas de beaux quartiers,

Ni de belles maisons,

Les toits frangés de pluie ,

De neige, ou bien de suie,

Appellent des soleils,

Et la mer, et le vent !

 

Ma ville dérange, ma ville est étrange,

Je n’ y ai pas plus de racines qu’ailleurs,

Comme un oiseau volage,

Posé sur une cage,

Je regarde et j’attends,

Que me porte le vent.

 

Ma vilel dérange, ma ville est étrange,

Cosmopolite et bariolée,

Si triste parfois les soirs d’été,

Mais montent des trottoirs

Même par temps de blizzard,

D’étranges voix du Sud,

Qui évoquent un ailleurs.

 

Et de mon toit de rêve,

Qui n ‘est pas de fortune,

J’écoute et je voyage,

Sur un croissant de lune……


Sam 13 fév 2010 Aucun commentaire