PHEDRIENNE
On court, et on s’enrôle tout le
jour,
A occuper la vacuité des heures,
A faire écouter tous nos mots,
A se rêver autre, et ailleurs,
Et puis…
Et puis, il y a la vérité de ce qu’on est,
Ce qui habite et vous appelle,
Ce qui à travers les murs et les nuits,
Chante de sa voix rebelle…
Impossible de ne pas entendre,
Impossible de ne pas sentir,
Oubliées, les peurs qui tendent,
Leur volonté de se fuir...
Et dis, quel plus beau cadeau
Je te ferais encore,
Quand j’aurais posé,
Entre tes bras, mon corps,
Quand j’aurais couché mon esprit,
Abandonné aux ailes de ton désir,
Comme une brise à l’aurore
Pose son souffle, en soupir…?
On court et on s’enrôle tout le jour,
A occuper la vacuité des heures,
A faire écouter tous nos mots,
A se rêver autre et ailleurs,
Et puis,
On aime …..