PHEDRIENNE


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Je marcherais devant, mes pas crissant sur la terre

Le matin serait pâle et dur

Epure des lignes brisant les chaines

Des lointaines Appalaches

Sous un vent pur….

 

J’ai envie de ces terres nues

Sauvages, indisciplinées, désertes

De cette limite du corps

Porté par l’effort de la marche

Depuis l’aube,  quelque part

Sur ce vaisseau terre amarré nulle part …

 

Je marcherais devant, mon regard levé vers le jour

En ayant juste dans mes poches

Quelques pages vierges,

De quoi griffer de noir et blanc

La couleur de mon ciel,

De quoi me faire rêver encore

A l’infini des eaux heurtées

Au métal blanc, à la poussière,

Au minéral torturé…..

 

Loin derrière moi bruisseraient les villes

Et leurs histoires de Babel

Couchée sur l’herbe je sourirais

A ce temps que j’aurais délité

A ce grand cercle d’arc en ciel

Sur lequel je serais posée………….

Jeu 31 déc 2009 1 commentaire
Beau projet... alors ? bon voyage !
Quennessen - le 05/01/2010 à 16h26