PHEDRIENNE
Il y en a trop, beaucoup trop étranglés dans mon silence
dans ces gestes fous que je retiens un peu,
pour moi ce monde dur et nu n'a pas de sens,
je cherche en vain de l'or dans les yeux.
Je suis entravée de tout et prisonnière de rien
Dieu! que je deteste voir ces chaines
accrochées aux chevilles comme des âmes en peine
tout ce qui empêche de marcher!!!
Parfois, je voudrais comme une âme noire
être capable de tout briser,
et marcher a l'assaut comme un grand général
en étant a moi seule toute mon armée,
pour poser ma colère au bout d'un étendard,
brave, déchiré et grotesque, un haillon sale et beau
et délivrer ce cri qui etouffe à ma gorge
et qui est à mon corps la plus dure des prisons.....
Crier! Crier! Crier! Pour que la vie se fasse!!!
L'évidence, à ma réflexion, est que la force de combattre en véritable guerrier touche beaucoup plus souvent les êtres qui cherchent à nuire, d'où peut-être tes allusions à l'âme noire, au grand général fort à lui seul comme une armée.
Cependant, ta poésie brandit un étendard qui sans nul doute est aussi efficace que celui d'un guerrier puisqu'elle est combattue depuis la nuit des temps. Divulguer cette poésie-là est au miroir le reflet du guerrier qui combat pour une noble cause, dans ce cas précis.
Cette poésie-là nait toujours du fait de l'injustice vécue.
"Les noeuds de ma colère" laisse le champs libre à toutes les visions, sans se poser avec précision sur une intime douleur, sur un fait particulier... comme un chant de révolte qui résonne à l'unisson dans toutes les oreilles.