PHEDRIENNE
Douleur, celle de l'absence, de l'impuissance à tenir
entre des mains tremblantes l'espoir d'un avenir,
j'ai dans mon coeur des tessons de lumière,
des éclats de verbes, des perles d'amours suppliantes,
à l'ancre de mon cou une épaule si douce
pour y cueillir les souffrances,
ces mains tu sais ont caressé
doucement l'ovale de joues
pour y essuyer tant de larmes,
et ma bouche a donné son sourire
pour quelques tristes âmes
à retenir sur le fil de la vie
Regarde-moi à tes genoux,
j'y suis comme une fleur coupée
avec ma foi toute blanche à toi
mon amour éperdu, ma confiance tenue
comme un calice dur au-dessus des abysses
Regarde-moi
regarde mes yeux d'or noir couchés sur toi
ecoute avec moi la voix de la nuit
j'y suis toujours à tes côtés
posée comme une sentinelle
une étoile minuscule dérisoire
un point infime lumineux dans le noir
une oraison d'amour, ton espoir............