Poésies

Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /2007 17:27
statuaire2.jpg

Regarde cet homme à la tête inclinée

On croirait qu'il dort,

Mais je sais qu'il ne repose pas.

Il a, dans sa main tendue,

Ses rêves crevés,offerts, lapidés,

Sa brisure d'âme et de rêve,

Et un morceau de son coeur.

Regarde, son visage qui appelle

A la douceur d'une épaule

Sur laquelle se poser,

Ce corps qui se replie sur des douleurs,

Cette tension interne et profonde des muscles,

Les épaules tirées par l'effort fait pour rester debout,

Ne pas suivre la pente du corps

Ce geste qui dérive vers le sol,

Et qui se meurt d'impuissance

Majestueux guerrier de l'âme fatigué

Qui ne veut pas plier le genou,

Et qui sous ses paupières closes,


Garde la majesté des rois.

Ceux qui ne perdent jamais

Leur ultime combat...



 
Par phedrienne - Publié dans : Poésies
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Partager    
Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /2007 17:33

lumi--res-2.jpg

 

 

 

L'incarnat doux de la chair se hérisse

comme un vivant, vibrant calice

aux doigts qui, lentement dessinent

sur le corps, sensuellement, une ligne.

 

Vertige noir des dentelles,

révélant la blancheur et la soie,

foisonnements frissonnants des sens,

le désir est musique en soi.

 

Je sais la densité des corps,

chair en mouvance partagée,

ballet animal et racé,

orage des âmes en éveil.

 

Je sais la pâmoison ocrée

le frémissement fou en soi

l'appel des univers soufrés

à la couleur pourpre et grenat

  

C'est ici que je veux poser

ce manifeste du désir

cette faim authentiques et criée

signant en moi et à jamais,

 

ce qui fait de moi une femme,

toute de désir habillée

depuis mon corps jusqu'à mon âme

vertige des sens où je m'incarne.....

Par phedrienne - Publié dans : Poésies
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Partager    
Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /2007 08:25

 


matin-de-campagne.jpg





Je n'aime pas les dimanches et leur temps suspendu

ces heures lentes passées à la couleur d'ennui

ces vitrines qui baillent à devanture fermée

et ces passants qui passent sans jamais regarder

 

Je suis comme les chats qui tôt matin levé

viennent muser au vent des aubes qui se lèvent

prendre la vie courant à fleur de pavés

impatients de chasser les images des rêves

 

 

je n'aime pas les Dimanche à relents de gâteaux

de familles assemblées en ripailles massives

de promenades obligées frileuses sous les manteaux

de temps donné au temps volatile et morose

 

Je rêverai d'un temps qui n'aurait pas de nom

où la nuit sans parler remplacerait le jour

où pieds nus dans la neige on se ferait l'amour

aux heures nées et à naitre juste comme on le veut....

 

 

 

 

 

Par phedrienne - Publié dans : Poésies
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Partager    
Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /2007 08:32

  ailes-mauves.jpg

 

 

 

 

 






















Petite, je parlais à des bouquets de fleurs
tendues dans le silence d'une brise d'été,

elles avaient le pouvoir de leurs têtes inclinées

qui n'abdiquaient jamais sous le vent et la pluie,

et moi, je regardais ces humains, souvent gris

que la vie couchait comme des fétus de paille

et je ne voulais pas y croire,

Moi, je n'ai pas grandi, dans mon âme, tapie

ce petit coin d'enfance est à jamais assis,

ce regard immobile ardent et qui attend

que s élève le chant des coeurs,

cette confiance des enfants

qui attendent, debout que le monde se donne

et puis, j'ai dans la poitrine un caillou,

un noyau dur qui pèse et me dit

que je suis vivante jusque dans ma douleur,

que je crie jusque dans les couleurs

apportées par mes images et mes mots,

moi qui ne voulais que la pourpre et que l'or

et puis le blanc vierge de tout,

moi qui ouvre mon âme à toutes les saveurs

et ne sait plus fermer mes sens

en proie à toutes les faims du monde,

à jamais ,la vie me donne le vertige,

assise sur ce fil tendu sur les absences,

assise sur ce fil rompu par les silences,

je n'ai pas d'oraison autre

que le chant de mon coeur......

 

 

 

 

 

 

Par phedrienne - Publié dans : Poésies
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Partager    
Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /2007 17:55

bougies-1.jpg

 



Elle a grandi en toi comme un serpent morose,

s'est faufilée dans les plus petits recoins,

a lêché de sa langue perfide,sinueuse et longue

tout ce qui avait encore un relent de parfum,

j'ai beau tressé, habile, de mes doigts éperdus,

mille tresses d'amour par mes mots soustendues,

elle est plus forte que moi.....

 

Tu aurais pu avoir pour maitresse des femmes

au charme langoureux, aux éphèmeres appâts,

j'aurais pu de leurs langues défaire le verbe tiède,

opposer à leur faim ma pureté pour toi,

mais, devant sa faconde et les liens si serrés

dont elle enserre ton âme, je ne peux que trembler,

je n'ai que mon amour de toi...

 

Pourtant je sais délier de mes promesses douces

les coeurs enchâssés dans les horizons noirs,

et couvrir de mes mains les visages farouches

pour délivrer les mots, les plaintes et les pleurs

briser sur les récifs durs des rêves morts,

les noeuds tortueux et lourds que pose la douleur

je sais cela....

 

Alors, cette maîtresse aux mille visages ingrats,

j'en détruirais le coeur en cent mille éclats,

et s'il faut pour cela en sucer le poison

jusqu'à en recevoir de mortels frissons

pour toi je le ferais, je me battrais pour toi

avec pour seule arme des guirlandes de mots

rien que pour toi....

 

 

 

 

 

 

 

Par phedrienne - Publié dans : Poésies
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /2007 18:55

fete-des-lumieres-4.jpg
  Coeur!

  Qui bat, éclate comme ce rouge
  sang

  à l'assaut de murailles qui n'ont
  rien fait  aux  hommes,

 

  Coeur!

  Qui palpite et explose pourtant

  comme un bouquet de fleurs 
  en  tumescence.

 

   Dis, petit organe vain qui 
   toque comme un jouet devenu 
   fou,

   petit caillou pourpre serré
   comme une éponge qu'on essore,
 
  et d'où nait ma colère, ma rage,  
   mes plongeons

   dans l'écume crêteuse des orages,

   tu es à peine une plume, 
   un grain de rien à peine,

 un fil délicat tendu sur le réseau des connexions invisibles,

une transparence verticale aux songes des humains,

dis, quand tu titubes et que tu hoquètes comme ça,

comme une petite femme ivre qui chancelle sur ses talons,

quand tu prends peur et te recules comme ça,

animal égaré cherchant l'ivresse de la terre mouillée,
désirant ardemment échapper aux naufrages

et  qui sais reprendre, dans un souffle, courage
et s'unir au tempo fort de son alter égo
que j'aime être humaine alors, être humaine à tout!!!

 

Mon coeur à jamais amant de ma raison....

 

 

 

 

Par phedrienne - Publié dans : Poésies
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Partager    
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés