
Perchée sur le faite des heures
Je guette la venue du jour,
Mon esprit empesé et lourd,
Comme aux lendemains d’une fête.
Comme j’aimerais comprendre
Cette géographie de l’homme
Qui allume en son cœur des doutes
Et des peurs sans trêve…. !
Enfant, quand j’avançais parmi les fleurs,
Je savais quel monde je voulais,
Je savais dans quelles couleurs
Un jour je les dessinerais,
Le refus, la rébellion, la guerre
Aux sentiments vils, aux colères,
Aux impatiences des grands,
Est restée inscrite dans ma chair
A jamais…
J’ai pris mon bâton de pèlerin
Pour garder ce feu au cœur,
Aujourd’hui, je n’ai peur de rien
Je sais que je resterais seule,
Un jour où la peur sera plus forte,
Que ce que je donne de moi,
Et en cela peu importe,
Moi, je n’aurais été que moi !
C’est vrai cet étendard qui flotte
N’est pas plus fort qu’un bourgeon,
Eclatant de sa vie au printemps,
Il dit pourtant toute la passion
Qui vit à travers moi……
A VOUS LA PAROLE