Vous permettez que je radote ? J’ai envie de vous dire ce matin, n’ayez pas peur des mots ! Ils sont votre vérité, un territoire de liberté féroce, une terre cent fois ensemencée où la récolte se lève chaque jour, chaque jour recommencée, chaque jour différente. Un paysage qui se dessine et où les lignes d’horizon empruntent de la crête et de la vague, du pic et du mont majestueux.
Cacher, taire, fouir et enfouir, recouvrir son moi d’épais manteaux d’à peu près, de non dits, voire de petits mensonges pieux, ça vous empoisonne et vous appesantit la langue comme un plat trop chargé. Ca vous alourdit, vous phagocyte lentement. Difficile, impudique, le lange de vérité ? Non, essayez pour voir, prenez votre stylo et laissez couler, écrivez ce que vous aimeriez dire, crier ou chanter c’est selon. Allez-y n’ayez pas peur ! Vous verrez sourdre au fil de l’encre de la poésie crue, ce lyrisme caché de l’esprit qui ne se montre pas oralement, ces éclats de vie qui brillent comme des fanals ; cet humour que vous ne vous connaissez pas ! Allez-y, sautez le pas, montrez-vous ! Vous verrez comme vos couleurs intérieures deviendront chatoyantes, chaleureuses, comme on saura ce que vous êtes sans ostentation ni parure ; Juste ce que vous êtes vous !
A VOUS LA PAROLE