Une petite illustration ironique du mythe de Platon et de sa caverne. J’en extrapole aujourd’hui beaucoup de sens, étant dans l’effort constant de vouloir vivre une vie complète, autarcique, forte, et non une ombre dévoyée et cachée dans le secret illusoire des autres, dans le vouloir des autres. Dans une image formatée. Dans le regard qu’autrui peut porter sur mes actes et ma volonté. Ca me semble être le combat le plus dur à mener pour nous, petits humains pétris d’à priori et de la peur de heurter, d’être seuls, et surtout d’être jugés. Le ciel est à peu près déserté de ses dieux, mais ce n’est plus le regard de Dieu que l’on craint, mais celui du voisin, de l’ami, du familier qui s’autorise toujours à imposer ses normes. Surtout quand vos mots et vos faits dérangent sa conscience et bousculent son image.
Moi, j’aime à être chahutée ainsi, à ce qu’on me montre où brille le soleil, à ce qu’on éclaire pour moi le dessous des nuages, les ombres cachées, la chair sous les vêtements, les esprits sous les oripeaux. A ce que la vie titille ma curiosité et me fasse déposer ces vieux habits tissés de non dits, d’à peu près, de traditions, de refus. Un jeu osé, dangereux et iconoclaste, mais d’une saveur telle que j’en préfère les épices et les étonnements à la saveur tiédie d’un plat dont je connaitrais tous les ingrédients et la fadeur….
Venez ici nous raconter vos découvertes.