Les rues désordonnées appellent encore mes pas
Sous mes lunettes dures, à ma paupière,
Une petite veine, bleue, horripilante, bat,
Et mes idées tambourinent dans ma tête…
Je voudrais être libre, libre d’encore, tu vois,
Comme une feuille vierge sans passé ni musique
Comme un désert blanc franchi par nul pas,
Je voudrais être neuve de ça….
Affranchie de ma vie, de mes cris, de mon sang,
Libre de tournoyer emportée par le vent,
Sans que rien ne m’enlise, sans que rien ne m’enchaîne,
Et que nul ne connaisse la teneur de mes rêves !
Une inconnue qui passe, et dont les pas errants
Ne dessinent pas même une route au levant,
Juste une idée, une caresse encensée par le temps,
Juste un instant déjà vaincu, déjà perdu…
Comme un parfum aimé, écharpé de silences
Et qu’on oublie, à peine l’a t’on respiré .......................
A VOUS LA PAROLE