Aujourd’hui un soleil d’or illumine ma ville
Tranches de lumières hallucinées
Découpant en strates magiques
Ces petits cubes mortifères
Où tant de vies s‘efforcent de briller.
Dans ce carré de ma fenêtre,
Où nulle prairie n’étend
Ses lourdes draperies vertes,
Je contemple le soleil,
Fatigué et arasant,
De sa caresse languide,
Ces quelques monstres flottant
Au-dessus du bitume liquide.
Sous les pavés la plage de mes rêves,
Continue lentement de glisser
Ses impalpables sortilèges,
Et mon esprit de dessiner,
Le manteau blanc de la banquise,
La mer au loin montant ses prés,
Et la marée de l’invisible….
A VOUS LA PAROLE