
A l’artiste dansant sur son lit de chimères,
A la femme errant à tous les bois dormant,
A l’égaré cherchant asile à ses revers,
A l’enfant qui faisait encore l’aumône hier,
A ce qui découpe et déchire ce temps….
Je délivre mes mots et je déplie ces ailes,
Qu’existent encore un peu leurs esprits esseulés,
Que leur vie délétère s’ancre à mes repères,
Pour qu’ils ne soient pas oubliés,
Et qu’ils demeurent à la frontière…..
A celui qui se tait et à celui qui crie,
A ces regards parfois accablés de distance,
A ce qui respire cette infâme souffrance,
Celle de n’avoir jamais été aimé,
Celle de ne pas savoir imaginer,
Je délivre mes mots et je déplie ces ailes,
Pleur solitaire et vain, mais qui se donne un peu,
Anonyme caresse au fil des ondes perdue,
Posée à peine, à peine, sur ces âmes ténues…
A VOUS LA PAROLE