Intemporel, le paysage d’arbres appelle à l’enfance

Dans ce fouillis de racines entrelacées

Nœuds résineux et compacts  de choses cachées

Un reflet du moi intime se tait…..

Torpeur du temps qui passe sans toucher

Ces troncs énormes et griffés

Que l’eau doucement vient lécher

Au bord du fleuve lent

Qui s’écoule comme d’une plaie.

Dans le halo vert et troublé

Des tonnelles de feuilles dressées,

Chantent les fées et les chevaliers,

Les héros mythiques et pressés,

Et leurs casques empanachés

Me trainent dans leur chevauchée

Sur les terres jamais oubliées

De l’enfance rêveuse et troublée ….

Publié dans : Poésies
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