Ils échouent là, maitresses oubliées,

Leurs belles reliures fatiguées

S’efforçant de briller de leur rouge,

De leur or

Sur des étagères laminées.

Au milieu des allées

Croulant de meubles murs,

D’objets hétéroclites

D’oripeaux, de guipures

Et de jouets abimés,

Dans leurs vieilles parures,

Ils offrent le trésor

De leurs pages noircies,

Mille pensées données,

Mille histoires et merveilles,

Et moi, je regarde, pensive

Dans les couloirs d’Emmaüs,

Ces blessés de la vie

Vendus à l’encan de la misère,

Et qui iront chanter

Aux oreilles plus humbles,

Du Rimbaud et du Yeats,

Pour presque trois fois rien…..

Publié dans : Poésies
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés