Ca naît et ça murit doucement

Une graine, petite, à peine, un mouvement,

Des mots…

Levés comme une récolte d’orage,

Ramages diserts étendus dans le silence….

 

Ca vit en moi, ça palpite et parfois

Comme des fleurs gisantes

Ça ne parle pas,

Je les porte en moi en fardeaux invisibles

Et ma bouche alors

En paysage clos

Dessine cette barrière sans mots

 

Une image, un geste

Suspendu, en latence,

Quelque chose qui attend toujours,

Une sentinelle perdue dans un désert immense

Et qui guette le jour et qui porte la nuit

Où le silence est un habit

De brume et de soie mouillée

Où se nichent les songes oubliés…..

Publié dans : Poésies
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