A l’abri de ces murs, ça me tourmente,

J’entends des pas, un rire, et ce silence,

Dans ce dédale d’escaliers usés et noirs

Où aucune lumière ne nait, nulle part…..

Partout où je lève les yeux, des grilles,

Des balustrades tordues, des rives

De fer et d’acier qui cachent et taisent

Ces dérives où même la parole se biaise…

 

Une sandale oubliée, des sacs de vieux papiers

Naufrageant les poubelles qui dégueulent

Ce trop plein de vie dont personne ne veut....
 

A quoi pensent les hommes qui vivent là,

Comme des loups terrés, comme des rats,

Quel horizon coupé de portes maculées

Graffitées et griffées ferment l’autel

De leurs pensées ?

 

Dehors, le soleil appelle à l’amour

La lumière fuse et crie cet appel de l’été,

Qui n’entre pas ici et n’entrera jamais,

Dans ces cours qui n’en finissent pas,

De regarder,

Vers un horizon couleur de gasoil,

Où pas un chant n’allume une étoile....

 

Et je voudrais porter comme une nichée

Sur mon dos

Tous les enfants cachés dans ces mondes enclos

Jusqu’aux jardins ouverts,

Jusqu’aux belles prairies,

Pour que leurs yeux enfin, sourient….



Publié dans : Poésies
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