Un coup sourd dans ma poitrine fend,

De ma dangereuse nature,

Le nerf vital et je me sens,

Prise dans cette blessure.

 

Dans mon monde de pages et de mots,

Irréels et tangible,

Court ce dense ruisseau,

La conviction qui me rassure.

 

Comme une vigie sans drapeau

Un guerrier sans armes,

Chantant la voix des griots

Le penseur est un être de charme

 

Et le créateur un démon,

Ou un génie qui vous alarme,

Sur le sens caché des choses,

Une terre qui modèle les âmes....

 

Je ne veux pas que l’on y touche

Par une vilénie mercantile,

Je ne veux pas qu’on effarouche,

Tout ce qui peuple mon île !

 

Et s’il n’y a en fin de course

Que l’humain derrière cela,

Qu’il soit d’une beauté qui touche,

L’absolu est mon chemin….

 

 

 

 

Publié dans : Poésies
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