L’historien américain Jared Diamond  a écrit un ouvrage controversé qui s’intitule « De l’inégalité parmi les sociétés (essai sur l’homme et l’environnement dans l’histoire) ». Dans cet essai, il tend à expliquer pourquoi l’Europe a réussi à imposer une domination à l‘aide de trois fléaux majeurs, les armes, la technologie et les épidémies. Et explique aussi à l’aide de différents exemples, comment des sociétés puissantes ont pu néanmoins disparaitre de l’histoire de la terre. Ainsi en est–il des vikings, peuple puissant, guerrier, en pleine cohésion sociale, qui échoua à s’implanter dans le Groenland et disparut de ces frontières. Pourquoi ? Parce que ce peuple assis sur des siècles de domination et des valeurs sociales cohérentes sous certaines latitudes fut incapable de s’adapter aux conditions climatiques, au milieu nouveau et refusa catégoriquement de changer ses habitudes sociétales et alimentaires. Parce que l’homme, une fois sa conquête et son hégémonie établies ne saurait pas au final  se fondre, s’acclimater, préférant à chaque fois essayer en vain de plier hommes et habitats à des valeurs inadaptées.

Ce débat et cette vision sont évidemment bien loin de faire l’unanimité parmi les spécialistes de l’histoire et de l’écologie. Mais, même s’il ne s’agit que d’une piste, elle vaut peut-être que l’on s’y arrête un peu. Elle semble refléter étrangement les mini apocalypses cycliques auxquelles on assiste sur notre planète. Entre gaspillage de l’énergie, saccage de la faune et de la flore, pollution des eaux, surexploitation des terres et autres effets de serre, il semble que l’histoire ou plutôt les histoires ne nous apprennent rien. Est-ce parce que la durée de vie d’un être humain, d’une génération est si courte qu’elle ne lui permet pas de se projeter, d’anticiper ? Est-ce un égocentrisme forcené qui joue au final au détriment de son intérêt propre, puisque nous savons aujourd’hui, avec l’avancée de la science et la circulation des informations, qu’un acte perpétré à un bout de la planète concerne le monde entier ? Il sera bien difficile d‘apporter une ou des réponses qui ne soient pas discutables. Et surtout révisables au fil du temps.

Et, au final, c’est peut-être ce qui reste rassurant au milieu du catastrophisme ambiant que l’on sert à tous les étages : la vision d’une vie qui a toujours gain de cause et évolue sans cesse, avec une force et une réactivité qui nous échappent !!!!

 

Publié dans : Carnet de lecture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés