Prisme, la lumière filtre entre mes doigts,


Gelée adamantine coulant d’or et de bleu.


J’aime à chercher des yeux ces paillettes d’azur,





Ces colonnes d’albâtre en blancs fuseaux de soie.

 

Le froid  sculpte de glace la fontaine endormie,

Elle semble se parer de mille éclats d’étoile,

En cascades figées, toutes ses voix se voilent,

Et le passant se tait devant cette Ophélie.

 

Dans le drapé turquoise de ces eaux assagies,

Un monde se dessine, onirique et baroque,

Les drapures lointaines d’une froide Sibérie,

L’enchantement majeur d’une princesse alanguie.

 

Et je rêve comme elle d’un lent baiser de feu

Brisant aux aurores froides ce carcan de métal,

Et libérant au jour tous ces flots d’harmonie,

La voix pure de l’eau giclant en blanc cristal…..



 

Publié dans : Poésies
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