Ca part du ventre

C’est comme une déchirure

Une blessure,

Une  chose compacte et dure

Vissée au fond de soi.

Ca part de là,

Ca écorche et ça épluche,

Comme un archet qui frotte, pousse,

Un regard qui vous hache,

Ce poing au ventre qui vous plie,

L’amour…..

Comme un chant qu’on ne peut qu’entendre,

Ce qui vit à travers vous

Cette chair qui nest pas vous ,

Mais qui vous capte à l’infini,

Cette béance  et ce vide

Quand un chagrin vient à mourir

Ce gouffre, ces abysses où je chute

Quand le soleil vient à manquer,

J’irais encore marcher et dire,

Par le silence de mes yeux

Par ces larmes qui ne peuvent tarir

Cette source abondante à mes yeux,

J’irais encore marcher et dire

La solitude qui me hante

Quand tout à coup je ne sais dire

Que mes mains deviennent impuissantes,

Je sais ce qu’est être tout nu,

Quand ce manteau tout de joie blanche

Glisse un peu à terre sous le vent,

Et que la vie se fait méchante,

J’irais encore marcher et dire,

Sous le vent froid mon espérance,

Et si ce feu ne suffit pas,

Et si une dure indifférence,

Me fait plier la nuque

Si ca n’attire qu’un silence

Je resterais debout, grandie

Forte de ce que je suis

Et brulerais comme un soleil

Comme une fleur de minuit

Jusqu'à ce que le matin vienne

Sur ma bouche à l’infini

Déposer

Un unique baiser…..

 

Publié dans : Poésies
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