Réseau architectonique

Denses comme des bouquets synaptiques

Les cheveux d’anges blancs se profilent dans l’eau,

Une toile de maître sans fond ni pinceau,

Blancs, doux, écumants,

Dans une vapeur de givre,

Etincellent les fils d’Ariane du vieil arbre

Son tronc se couche comme un corps rompu,

Ses filaments neigeux reflètent la lumière

Et frissonnent de l’eau qui renvoie en miroir

 Ses grands bras écartés d’où la sève se meurt.

Un cygne en majesté passe près de sa cime

 Qui plonge dans la glace comme une figure noyée

Accablé le grand arbre crie sa grâce et s’escrime

A respirer encore par ses fils enneigés

Ses fragiles racines que le vent a mêlées….

Publié dans : Poésies
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