Partager l'article ! Nuit "sylvestre ".....: Rideau blanc ; la lumière trouble tremble au ras de mes paupières. Incandescente, elle brûle et ravage mes ir ...
Rideau blanc ; la lumière trouble tremble au ras de mes paupières. Incandescente, elle brûle et ravage mes iris, m’obligeant à fermer les yeux. Dans mon lit de banquise, les frissons assaillent et mordent, comme de petits chats sauvages aux dents acérées. Trempée de sueur froide, je navigue ,malheureuse Ophélie, cheveux collés aux omoplates, nuisette drapant les seins d’une involontaire et audacieuse caresse de satin. En proie à la fièvre mauvaise, mon corps semble transpirer d’amour, il geint !!!!
Dans la pièce flottent encore, saveurs sucrées salées, des fragrances diffuses d’agapes sylvestres, elles m’entourent d’écharpes lourdes, presque nauséeuses, saturant mes sens surexcités et épuisés, agapiennes, orgiaques images distordues de festins indécents allumant dans mes neurones enfiévrés des flashs colorés et psychédéliques, dantesques et plus proches du cauchemar de Dionysos que de la jubilation bacchusienne….pendant que la moustache de Nietzsche se déploie comme un drapeau au plafond de ma chambre !
Au bas de me fenêtre, une musique orientale déroule ses flûtes lancinantes, ses martèlements syncopés de tambourins, des armées de vestales violettes remuent leurs hanches scandaleuses sur le velours de mon dessus de lit, m’étouffent de leur ambre et du henné violent qui colore leurs paumes ; leurs grands yeux de biche torves et mélancoliques me dévorent, leurs languides paupières m’enferment dans un puits, je coule…… !
La nuit me roule dans son cocon de drap, m’étouffe de sa soie cotonneuse, mes poumons hurlent à la recherche de l’air, je me débats sans bruits, sans son, dans cette mer huileuse, ces vagues noires suffocantes.. ……………je suis à la proue du vaisseau fantôme et j’affronte le ressac de l’océan en colère qui se rit de ma légèreté…..et mugit dans mon crâne à me faire perdre mon identité, à me faire douter de tout ce qui n ‘est pas ces petits atomes brûlants de fièvre…..
Pour me rejeter enfin, me vomir comme un piteux petit caillou, triste sirène incapable de nager et
dont la chevelure noyée dessine, sur l’oreiller, comme la fine trace des algues….
Oserais-je vous dire, lecteurs de passage sur ces pages délirées sur fond de bronchite foudroyante,
bonne et heureuse année 2009 ? J'ose !
Et surtout, soyez audacieux !!!
Photographe et écrivain,
j'aime marier les langages
et partager....
A vous la parole !