Vendredi 14 novembre 2008
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Emmitouflés, encapuchonnés, fragiles dans leur manteau ouaté, ils avancent sur les tapis de feuilles
moussues, dans cette fin d’après- midi froide, humide ; Un silence épais monte des futaies, deux ou trois cyclistes convaincus tracent des ornières dans la boue en exhalant des buées lourdes.
Je regarde les troncs noueux, si épais des vieux arbres penchés sur les rives ; la crue et la décrue incessante du fleuve tumultueux, si violent dans ses assauts, a dénudé les racines, qui
s’entremêlent et se marient intimement, formant des magmas, des nœuds de serpents géants et noirs sur le sol caillouteux. Rabotées, corrodées, laminées
par le vent, et l’eau, elles s’ancrent et s’accrochent avec ténacité. Je pense en les regardant à ces hommes qui marchent pas loin de moi, à la façon si humaine et émouvante que nous avons, nous
aussi de chercher à rester attachés à une terre, une histoire, un abri, même en sachant l’éphémère de ces efforts là…..
Par Phédrienne
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Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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