Le soleil se promène,

Parc de la Feyssine,

Et le vent y malmène

De petites feuilles mortes,

Morceaux de lumière pétrifiés,

Que la brise déchiquette et emporte.

L’eau coule, bleue, pure et vierge,

Sur des lits de cailloux,

On croirait tout-à-coup

Sentir le vent du large

Et voir un paquebot

Grand comme un gratte-ciel

Fendre soudain les flots

De son étrave reine.

Le soleil m’éclabousse

Parc de la Feyssine,

Je suis seule et farouche

Corsaire en jupons,

Et seules me touchent encore

Les dures gifles du vent,

Mêlant dans mes cheveux

Du sable et des diamants….
Par Phédrienne - Publié dans : Poésies
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