Lundi 29 septembre 2008





Au bureau d’accueil des impôts,

Une blonde cerbère au maquillage de perroquet,

Secoue sa tête expressive et me noie,

Dans un verbiage peu amène.

Des ascenseurs vertigineux

Me jettent dans un bureau étroit,

Quatre cloisons, une moquette,

Une table vierge et un silence.

Puis, un rond fonctionnaire d’état

Et sa voix de métal gris,

M’assène des codes et des lois.

Et je me demande

Coment le jour peut naître là !

Dans le métro, une femme laide,

Son ventre énorme promesse de vie

Sanglé comme une mappemonde

Dans un tissu de soie criarde

A les doigts dans le nez !

Curieux spectacle en vérité !

Et je pense aux taloches futures,

Que son malheureux rejeton recevra

Quand par atavisme pur, 

Il répètera ce geste là !  

Sur les quais, des pompiers affairés,

S’emploient à déverser l’eau de leur camion citerne

dans le fleuve las.

Des passants goguenards,

Les regardent œuvrer,

A leur tâche aveugle,

Et des cygnes inquiets,

S’enfuient à tire d’ailes,

Loin de cette gabegie fluviale.

Je pense à Vian et à Cocteau,

A Franz Kafka et à leurs pairs,

Devant ce jeu drôle

et incongru de la vie,

Dans ses absurdités premières.

Petit versant surréaliste,

Qui donne au quotidien servile,

Une féérie de fontaines,

Une drôlerie de comédie.

Et je me demande,

Comment le jour se couchera ici !

 

 

par Phédrienne publié dans : Poésies
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Retour à l'accueil

PHEDRIENNE

A VOUS LA PAROLE

 
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus