Parfois, je voudrais que la vie me pose

Comme un rayon aigu sur le faîte d’un toit,

Juste posée là dans la lumière du jour,

Mes paupières baissées sous sa caresse chaude.

Je voudrais que sa main grande comme un ciel,

M’entoure et me câline,

Comme un petit enfant,

 Que sa bouche sincère apaise mes chagrins,

Et pouvoir vivre un rêve,

Rien qu’un, même petit,

Une aube, un dessin,

Accroché en virgule à un léger matin,

Comme un souffle qui monte dans le froid  de l’hiver

Et qui te dit, regarde !

Parfois, je voudrais qu’on me laisse voler,

Mes grandes ailes planant loin au-dessus des nuées,

Comme un papillon fou, comme une abeille ivre,

Loin des hommes oublieux, et de toutes leurs dérives,

Et prendre en passant, d’un vol rasant et doux,

Un sourire, un regard, un rire un peu fou,

L’étincelle jaillie qui inonde de feu,

La pâle clarté des jours où le temps tue le temps

Parfois, je voudrais être

Juste comme un printemps…..

Publié dans : Poésies
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés