C’est vrai que je m’en vais, poétesse sans nom,


Avec mes carnets blancs et mes stylos mouillés,

Et des larmes souvent,

A mes paupières perlées,

Quêter les promesses du vent.

C’est vrai que je guette

 Le mouvement des eaux,

Cette force vive et lente,

Le cours de ces flots,

Cette marée montante,

Où je voudrais partir,

Ophélie si vibrante,

Qui ne veut pas mourir….

C’est vrai que mes semelles

Brûlent mes pas, souvent,

Et que les rues m’appellent

De leurs cent mille chants,

Cette vie m’est trop étroite,

Avec ces murs enclos.

Moi, il me faut le ciel,

Comme toit de ma maison,

Et le chant des forêts,

Comme ultimes raisons.

C’est vrai que je m’en vais

Chercher comme une enfant,

De multiples trésors,

Lumières et diamants,

Cachés dans les lieux fous,

Où seule, je vais glaner,

une palette de couleurs…


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans : Poésies
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