Accrochés comme des moutons dans le ciel,

Flottent des petits nuages,

Boules d’ouate légères, pop corn gonflés,

Dérivant comme des bateaux blancs.

Sur un arbre, bercées  par la brise éphémère

Des tortues se gavent de soleil,

Leur mufle dangereux tendu comme un éperon.

Et un bel échassier, immobile, veille,

Au ballet des poissons sous l’eau

Qui ne dort jamais.

Le soleil se frotte à de gros cailloux blancs,

Qu’il nimbe d’une dorure délétère,

L’herbe douce frémit sous les assauts du vent,

Et au loin, les pêcheurs patients,

Leurs longues cannes hérissant

Leurs arceaux et leurs lignes,

Longues comme des esperances,

Restent posés, dociles, sur les rives du temps,

Que leur passion habille……….

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans : Poésies
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