Parfois, je me hérisse et je  me dresse,

La vie me creuse de ses doigts,

Je me meurtris et je me sèche,

A la brûlure de sa voix,

Comme un bouquet, piquant et nu,

J’offre la douleur de mes bras,

Qui s’essaient à tenir un monde,

A porter doucement un toit.

La vie est une promesse blonde,

Une feuille fragile et légère,

Que les saisons font vagabonde,

J’ai la couleur des déserts,

Quand la passion crie et corrode,

De son teint de rouille et de pierres.

Mes pieds sont un lit de ronces,

Où j’attends le retour, amère,

De la sève douce et féconde…..

Publié dans : L'anti oeil du photographe
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