A ricochets d’âmes, je prends la lame,

Une déferlante sauvage

A l’âcre parfum d’algues.

Ecrire, écrire, sinon crier,

Les mots sont ma prière de vie,

Mes deux mains jointes en coupe offerte,

Pour que l’eau s’y déverse et y laisse,

Juste une goutte, petite et lisse,

Une goutte de sens, nu.

A cœur de chair, je prends tout,

Le verbe est ma statue de glaise,

La terre que je pétris,

Statue molle et éphémère,

Dressée sans épreuve du temps,

Et que la moindre bourrasque envole….

Publié dans : Poésies
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