Un miroir, lisse, frais, rigide,

Un miroir d’invisibles ombres,

Tendant enfin dans la pénombre,

Le champ clos de son orbe.

Mon œil joue à cache-cache avec lui,

Comme avec un regard.

Je ne sais qui dans ce miroir

Verra l’autre en vérité,

Femme en abysses reflétée,

Immatérielle et découpée,

Une silhouette de papier,

Où la créature de chair,

Censée être à ce jeu la  première ?

Dans son cadre de bois sculpté,

Espace enclos de vanités,

Ce lac m’attire et m’aveugle,

Je suis plate comme un linceul,

Image fanfaronne et tronquée,

Qui parait jaillir de nulle part  ...

 

 

 

Publié dans : Poésies
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