Lentement la vie me prend et m‘enserre,

Manteau blanc, cape noire, manteau d’incarnat,

Manteau rouge et grenat de ce sang qui m ‘appelle

Impulsion, flash, projection multiforme

Ce qu’il y a en moi, intense, violent

Cet élan qui appelle à chercher des mots

Leurs couleurs nuancées, matières,

De l’or, de l’airain dans les voix

Du bronze, du cuivre, des cymbales

Et ces lamentos doux de violons déchirés,

Et toutes ces images ,

Cette enfant minuscule tendant vers moi un petit doigt blanc

Dans les bras de son père,

Ce sourire éclairant soudain un visage austère

Commercial, indistinct,

Et qui soudain redevient humain,

Violemment, la vie me prend et m’enserre

Cette orbe fulgurante qui entoure mon cœur,

Ce cri de mon enfance éperdu,

Tu pendant des années et qui soudain n’est plus,

Qu’une voix unique, authentique et crue,

Une toute petite parole comme un éclat de verre

Qui s’essaiera partout à capter la lumière

Comme un vitrail vivant

Respirant la vie à travers

Ses plus petits fragments sertis

A même ma chair….

 

 

Publié dans : Poésies
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