Sur les toits s’écrase l’or pâle des jours,

Un flot,

La lumière si crue caresse mes épaules,

Et j’écoute,

Cette touffeur qui monte, ces bruits appesantis,

Cette tension palpable écho de mon être,

Les petits gens trottinent à leurs affaires,

Les femmes sont décolletées,

Se pavanent en couleurs sur des talons juchées,

Et les hommes se retournent sur ces silhouettes rondes,

Qui leur mettent à l’instant une humeur vagabonde.

Attente, la chaleur monte des trottoirs, en buée,

On croirait une bouche mortifère et gourmande,

Qui vous souffle au visage son haleine de volcan,

Et vous habille au passage

D’une rosée de sueur salée et provocante.

Alors, glisse une mèche sur un cou mouillé,

Une moiteur dorée

Souligne le dessin pur d’une joue

Nimbée

Comme une pêche douce

Sur une nappe, en été………………..

 

Publié dans : Poésies
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