J’ai rêvé d’atteindre à cette communion des âmes,

Chère au cœur des poètes,

Un chemin plein, partagé,  où un pas en appelle un autre

Où une main entraine à l’infini ....

C’est peut-être la plus belle illusion de l’homme,

Lorsque corps confondus on croit n’être plus qu’un,

Avoir un bout de soi enclos, chair d’un autre,

Se sentir âme à âme sur le même destin.

Peut-être est-ce trop fort, trop abrupt et pourtant,

Ainsi, parfois le monde n’a plus la même couleur,

Elle se teint et se tisse d’une tout autre saveur,

Quand elle est partagée, mais

Toujours un reflux, une marée contraire ,

Comme une vague triste, retire cette foi,

Alors,l’âme se  pose comme un oiseau sans ailes

Tout seul sur le chemin,

Plus pauvre et plus seul de ce trésor senti,

Qui soudain n’est plus qu’une brève chimère.

Moi, j’ai rêvé d’atteindre à ces rives si bleues,

Ancres d’esprit légères mais dures comme de l’airain,

Je me baigne parfois dans ces horizons pleins,

Mais, toujours la mer se retire au loin,

Et je reste debout sur le sable…..

 

 

 

Publié dans : Poésies
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