Quand la lumière  s’éteint, voyageuse immobile,

 Je pars, âme invisible, sur des chemins ailleurs,

 Des voies ennuagées de  dentelle  et satin,

 Chemins lisses, indociles, à l’inconnu troublant,

 Ailleurs, dans cet espace là,

 Si ténu et fragile où chante une
  voix

 Une voix intrépide qui me donne
  le monde

 Juste inventé pour moi…


La terre est un bateau, gonflé de vents gourmands,

Qui dévore l’espace et se nargue du temps,

Et moi, je n’ai plus d’âge, plus de chair ni de vie,

Je suis juste un esprit fanfaron et folâtre,
 

Qui batifole sur des chemins de synapses,

Et  caracole sur des chevaux d’esprit .

L’imaginaire est mon château ,

Il y coule des rivières,

Lentes, rouges baignées de feu,

Il n’y a nulle frontière,

Et les mots y vont dressant,

Mille guirlandes éphémères,

Que la nuit s’en va diluant,

Dans mille perles de lumières

Bercées par le vent…..

 

Publié dans : Poésies
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