La vie parfois emporte silencieusement,

Les âmes dans une tourmente qui s’en va doucement,

Danser dans un lit blanc où se mire le temps.

Dans ma mémoire poussent des ombres blanches et noires,

Sourires enfantins, petits jouets cassés,

Graffitis esquissés sur des feuilles volages

Et mots d’amour murmurés.

Peut-être me faut-t’il comme un aigle esseulé,

Etendre grand mes ailes au-dessus des fossés,

Et parcourir le monde comme une feuille blanche

Où mon encre écarlate dessinera des cieux,

Et des mers d’écume sur des matins gracieux.

Peut-être me faut-il comme une note pure

M’accrocher à une clef musicale et portée,

Pour éclater au ciel comme un long cri soufflé

Une stance folâtre, divine et murmurée ?

Je ne suis plus à rien, ma liberté est telle

Que même les demain ne sont plus que des jours

A écrire, inventer avec tous leurs atours,

Comme si la vie venait juste de naître.

J e ne suis plus à rien, disparue des mémoires

De ce qui était mien et qui n’est déjà plus,

Qu’une chanson lointaine inscrite comme une histoire

Un conte incertain  et qu’on n’entendra plus.

Et sur mes pas dilués aux semelles légères,

Silhouette éphémère  qui s’envole au loin,

Je veux juste emmener l’air et puis le soleil,

Et la chanson de l’eau, l’image d’une main,

  et aussi quelques mots timbrés aux voix aimées

comme une chanson d’amour qui ne se taira jamais….

Publié dans : Poésies
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