Comme un ventre de femme rond

Une courbure de pétale,

Froissé, froissant, doux à mourir,

Satin de tissu végétal,

J’y ai promené ma bouche

A peine frôlant, à peine éclose

Et la pulpe de mes doigts

Tremblant d’en déchirer la soie,

Comme la joue d’un enfant nu

Offrant au soleil  sa joie

Et le plissé de son sourire

Donné quand tu le cherches à cœur

Comme une herbe tendre mouillant

De ses pointes taquines et drues

Le creux d’un dos tout frissonnant

Sous un immense ciel éperdu

Je cherche cette soie de l’âme

Ce doux froissement des songes

 Cette beauté qui n’a pas d’âge

Cette fine couleur du monde

Je suis fragile comme un pétale,

Qu’un cri dévoile, déchire et noue….

 

 






Publié dans : Poésies
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