Le ciel est comme une laitance

blanc perlé opaque et clair

ouate plumeuse et étouffante

il y a ce silence qui précède la colère du monde

ce couvercle bas pesant sur les choses et les gens

 Tissus collés à la peau, moiteur,

Touffeur de tropiques sans le vert frais des palmes,

Irritation à fleur de bouche,

Sens aux aguets, incandescence,

Les rues sont vides, tout est silence,

Sauf les voitures qui filent comme des fourmis,

J’ai l’électricité au ventre,

Mes mains sont des pôles d’électrons,

Qui courent à peine sur le clavier,

Où je crois voir des zébrures de lumière

Je rêve à ces torrents d’eau,

Eclairs zébrant les nuées lourdes

Colère dure des éléments

Trempant les robes et les chaussures

J’aimerais être dans ce vent

Tourbillonnant des larmes d’eau,

Pluie tiède coulant dans le cou

Frissons d’au delà des mers,

Voyage immobile et vibrant

Dans le chant lourd du tonnerre !!!


Publié dans : Poésies
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