Prismes rasants, les regards sont des toits brûlants,

A la fenêtre, les âmes s’en vont dormant,

 Regards éloquents vibrants comme des notes,

Des cris d’appels portés en clefs de fa, en clefs de sol,

Comme des songes, les pensées volent,

En écharpes molles dans le creux des nuits.

 Elles appellent à la chanson des amours mortes,

Celle qui déchire le plus profond des êtres,

Celle qui jamais ne meurt.

Prismes rasants, les regards sont des feux perdus ;

Leurs flammèches mouillées ensorcèlent les cœurs,

Leurs facettes étincellent de lumières mordorées

Qui émiettent toutes les douleurs.

Et moi, je suis comme une vigie,

Posée au faîte de ton âme,

J’attends la moisson de tes yeux,

Je suis posée comme une flamme….


Publié dans : Poésies
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