Il essaie de te  prendre dans ses bras, il ne comprend pas. Ce que les mots d’une femme ne disent pas, ses yeux pourtant le disent tout bas.  Et le silence de son corps qui ne résonne pas ; Cette chaleur qui n’est pas là ; Il essaie  de te donner un regard ; Des yeux perdus dans un brouillard. Une émotion  qui n'est  que  désir. Cette très vieille histoire de la proie, quand une femme montre ce qu’elle est, qu’elle ne se protège pas ; Toi, tu n’as pas de mots ; Juste un recul de tout ton être ; cette chair qui se statufie et qui se refuse à être. Et la  colère de tes yeux qui monte sous la chaleur suffocante, sur ce chemin de sable blanc.

Alors, tu as une colère au ventre ; Une colère entière, démente. A cet irrespect de toi, ce refus de prendre ce que tu portes, ce que tu es. Cette volonté de te  corrompre  parce que tu es dans un chagrin ; Cette fragilité que l’on sent et que l’on croit pouvoir salir, comme à chaque fois, comme à chaque fois.

J’ai une énorme tristesse aux hommes, à ceux qui ne croient plus en rien. Qui regardent la femme d’un autre et essaient de  lui voler.  Qui caresse le corps d’une autre et veulent poser leur main sur moi.  Qui pensent que parce que je leur parle avec la vérité de ce que je suis, ils peuvent poser des mots d’envie, tendre une main dont je ne veux pas. J’ai un énorme  refus aux hommes, à cette virilité fausse, cette protection d’apparat, qui cache des pulsions inavouables, une traitrise.  Une colère et un mépris, dur, et lourd , pierre noire ; Que je pose la dans ce coin, pour pouvoir mieux l’oublier demain ; Et chasser ces nuées d’orage……

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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