Au passage, un sourire, rien qu'un,
un visage doux de maman plein de rides,
des enfants nus, graciles, sautent dans les bassins d'eau,
leurs cris me sont une manne d'or frais.
L'air descend, rouge et blanc, écrasant de chaleur,
des épaules rondes, de frêles silhouettes,
une foule alanguie, moite et sucrée,
qui se croit déjà en été.
Les femmes sont belles, fruits offerts en corbeille,
dans l'échancure dorée de leur décoletté,
les hommes jouent les marlous, les mâles en T shirt,
leurs hanches de cow-boys dans des jeans effrangés.
Un chant doux, brouhaha aérien de mille voix croisées,
happe le chagrin de mon esprit troublé.
je me fais goutte fraîche
perlant au creux des reins,
cette goutte énervante, ultime et salée,
petite perle de sueur,
âcre et brûlant la peau,
pour ne pas être oubliée.....
A VOUS LA PAROLE