Il y a par moments comme un souffle lourd sur la ville

Le temps est en arrêt, blanc et incertain

Sur la barre couchée des immeubles immobiles

La lumière hésite, se vautre, et puis s’éteint,

Quelques passants languides, ralentis, ombres infimes

Semblent flotter au loin, glisser sur le chemin

Sans relief ni poids comme des ombres passantes

Qui n’attendent pas de demain

L’air est lourd et s’accroche tel un manteau épais

A la peau et aux membres poissés et amollis

On croirait que le ciel pèse,  appuie  et étend

Sa marée de nuages sur les âmes assoupies…..

Publié dans : Poésies
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