Tu crois sans doute que ça existe

ce corps  à  coeur qui déchire tout
  
 

Cette attente dure qui te cloue

Sur la jetée d’un seul port

Tu crois sans doute que ce qui tire

La moindre fibre de ton être

Ce feu ardent qui te fait naître

A une autre dimension de toi

Est la parole, est le silence

Dans lequel désormais tu baignes

Avec ton âme renversée

Et tes mains qui se tendent toujours

Pour attraper au  ciel quelques étoiles.

Alors regarde, regarde un peu

Cette nuit de pétales noirs

Ce volcan grondant, impétueux

Qui me chavire jusqu’au soir,

et l’amour dont je suis pétrie

Comme d’une glaise inconnue

Statue de chair qui ne peut plus

Vibrer qu’au son d’une seule voix

L’amour est  une unique foi

Et  j’en suis vestale et guerrière

Dure et fragile comme une voix

Qui monte à l’apogée des cieux…..

 


Publié dans : Poésies
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