J’aime beaucoup cette image; Elle m’évoque particulièrement l’idée que j’ai de la vie et de la façon dont elle s’empare et se sépare de vous; car, contrairement à ce que l’on croit, la plupart du temps, la vie s’essouffle et se fragmente, se disperse sans qu’on ait conscience ; C‘est pour cela que tant d’entre nous ont besoin d’un coup violent, d’une totale  rupture pour se rendre compte brutalement de ce qu’ils ont dans les mains; Et qui s’émiette peu à peu sans qu’ils en jouissent vraiment.

Si on était un peu intelligent, on saurait que le terme mis à notre vie n’est pas une menace, mais peut insuffler à notre mental la volonté d‘avancer de progresser, de grandir. Jusqu’au bout ! Malgré les limites du corps et en sachant qu'il n'y a aucune limite à l'esprit, sauf la souffrance à être, parfois! Plutôt que d’être dans une routine, une jouissance permissive de goûter un mini quotidien affadi, mais aussi une plainte continue à tous les aléas de sa vie,  cela devrait nous donner des ailes, nous brûler assez le cœur d'un combustible fort pour que l’on ose.

Pourtant ce qui manque le plus dans la vie de chacun, c’est l’audace.  Qu’est- ce que nous avons peur de nous ! Plus que du regard d’autrui, qu’est-ce que nous avons peur de faire, de prendre !  Comme nous passons au quotidien à côté de choses vraies, simples, élémentaires, par peur d’y toucher ! Comme si nous restions des enfants apeurés devant un adulte  qui nous toise avec mépris ! Et nous interdit de faire !

Moi, ce qui me tue, ce qui m’abat, c’est le manque d’enthousiasme à vivre ! Sentir autour de soi ces pas qui trainent, ces tergiversations incessantes, ces obstacles inconscients que chacun met pour ne pas agir, rester dans un périmètre dessiné une fois pour toutes et le barricader de barrières infranchissables; Avoir peur d'avoir peur! Mon amie se demande pourquoi il faut souffrir pour écrire, sortir de soi des mots tendus, jolis, forts, à l’âcreté de vie : il ne le faut pas ! Simplement, se frotter à son propre soi, à ses émois, ses émotions palpables et indicibles, à ses cris internes, s’écouter et laisser sortir de soi la vérité nue, la crudité de ce que l’on est !

Avoir l’humilité de se regarder vraiment; préférer disparaitre, s’éteindre plutôt que ne pas exister au monde en passion vécue, sentie. Acceptée. Se demanderce que c'est  qu’une vie raisonnable si ce n’est une vie animale, subie et passive, qui certes vous économise et vous pérennise un peu, mais pour faire quoi ? Pour vivre et sentir quoi?

C’est pour cela que je préfère mettre mon nez dans ces pétales de vie, accompagner leur vol stellaire dans des ellipses de vent fougueux,  accepter de souffrir parfois si le corollaire de cette souffrance, son endos est une jouissance à être, une exultation de  l’âme et du corps ; C’est à la vie pleine que je suis en addiction moi, et j’entends bien  le rester jusqu’au bout !

Et au milieu des pétales de vie, cueillir des pétales de sens……..

 

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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