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Je te regarde assise sur ce banc
Avec tes chaussures mouillées
Et ta queue de cheval d’enfant
Ce dos que tu me montres un peu fermé,
Ce regard que tu ne veux pas donner , pour une fois
Je te regarde et je me souviens de la petite fille
Avec ses yeux brillants comme des pierres noires
Et cette ardeur à venir chercher
Au fond de mes bras toute forme d’espoir
Je sais que tu t’inquiètes
Que tu cherches à l’envi
A pénétrer l’esprit, à comprendre une mère
Qui est partie voguer sur un fleuve en galère
Pour mieux donner une vérité de soi
Tu sais, petite fille qui a grandi trop vite,
Il ne faut pas ôter de ton cœur toute foi,
La vie est lumineuse, difficile et magique
Et le chemin est dur qui mène jusqu’à soi
Mais les tempêtes noires, les horizons opaques
Amènent sur des rives de paradis perdus
Quand on sait vouloir rester soi
Non pas une image, ni un objet flottant
Voguant au firmament des désirs d’autrui
Mais ce que l’on sent et ce que l’on croit
Et si on se trompe tant pis
Il n’est pas un abime, pas une mer d’orage
D’où on ne peut sortir
Quand la vie vous fait rage
Si on veut juste porter
Comme un flambeau vivant
Une ardeur à la vie
La croyance qu’au printemps
Tout refleurit…..
Photographe et écrivain,
j'aime marier les langages
et partager....
A vous la parole !