A tout silence je réponds,

Par ces mots crevant tous les murs,

Par ces cris jetés sans écho,

A un monde  où tout murmure,

Jouant l’andante sauvage

Où ma passion s’éparpille,

Je monte et je rue dans cette cage,

Où tout me heurte et tout me brise.

Avec quoi tu écris, avec quoi ?

J’y mets moi mes rêves, mes utopies béantes,

La chair de mon âme, et l’encre de ma vie,

Ce sang qui ne veut plus irriguer comme un fleuve,

Un corps rebelle à tout, rétif à ne pas vivre

Sans ces ondes douces parcourant la peau,

Et qui font se lever un règne animal.

Fauves seront mes jours,

Et douces seront mes nuits,

A l’arôme ocré des désirs infinis,

J’ai faim de ces mots drus, tendus comme des lances,

De ces routes à inventer, à redessiner toujours,

J’ai faim de ces douceurs cueillies aux aubes blanches,

De ces rires éclos à la chaleur du jour,

J’ai juste faim de vie,

Et que dans sa tourmente,

Elle culture et renverse mes peurs et mon ennui,

Et m’éclabousse de vertige dense,

satiné à la passion des nuits …

 

 

 

 

 

 

Publié dans : Poésies
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