Qu’est-ce que j’aimerais pouvoir te dire que la vie ce n’est pas cela, cette protection, cette bâche opaque qui obture les douleurs, l’absence de projecteur dans un faisceau de lumières, une douce torpeur. Tu sais, le goût de la vie est amer quand on refuse la douleur, quand on oublie de sentir tout ce  qu’a construit un bonheur, car si on prend aussi le temps d’en connaître  vraiment les saveurs, d’ouvrir au champs des sentiments tout son être, dans sa splendeur, de donner au temps tous les temps, sans laisser envahir la peur, on est debout et surtout, surtout, on est vivant….

Mais, je  te regarde et je te laisse bercer ton esprit torturé dans les bras de la nature, dans des instants plus lénifiants, seul l’animal quand il est blessé connait les soins à sa blessure, sûrement. 

Qu’est-ce que j’aimerais pouvoir te dire que tout n’est pas terminé, que la vie attend au tournant, avec ses ailes déployées, que je suis comme une balle qui rebondit en tous les sens sans plus susciter d’écho à mon âme, que je te parle dans un silence, même si tu m’entends. Mais, je tairais très doucement cette rumeur de vie gourmande, et si la vie me prend dans son champs de tourmentes, je laisserais planer mon cœur au-dessus de toi en silence…..comme un papillon éphémère qui veut garder toutes ses couleurs…et se laisse porter par le vent….. jusqu'à toi...

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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