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Si petite, à la chaleur d’été, tu caressais des fleurs,

Frottant comme une chatte qui ne veut pas avoir froid

Ta tête contre des troncs moussus,

Tes doigts aux écorces de bronze,

Tes rêves à la couleur des jours.

Pieds nus, tu écorchais tes pas

Aux petits cailloux durs, pour épouser la terre,

Tu cherchais le soleil brûlant à même la peau,

Le prisme des lumières diffractant tes pupilles

Pour voir un monde moins imparfait…

Parfois, il y avait un rire pour partager le tien,

Une main anonyme qui épousait ta loi,

Et courait avec toi sur des chemins de vents,

Tout sales et décoiffés, sauvages par moments,

Et puis émerveillés pour un très court instant

De découvrir une âme partagée.

C’est peut-être cela que tu as tant cherché,

Cette improbable quête de courts instants de grâce,

La beauté lumineuse d’une main effleurée,

Pour la magie d’un pôle qui ne saurait rester.

La vie se pose là , lourd oiseau fatigué

Et ses  ailes pesantes engluées de  rancoeurs,

Sa camisole lourde de quotidien tressé ,

Sont pour toi un carcan plus dur que des pleurs.

Ton petit sac de mots à peine envolé,

S’accroche à des nuages capricieux et légers

Fuselages gracieux d’univers à créer,

Pour dessiner ailleurs un demain

Qui donne enfin envie de se lever…

Petite, si petite, femme, tu l’es restée,

Tes yeux portent l’image de cette enfant perdue

Qui frottait son museau à toute joue offerte

Pour sentir la chaleur d’un amour

Et la douceur donnée au vide d’une rue

Où tu cours à jamais derrière des ombres folles.

La musique est en toi come une parabole

Lorsqu’elle se tait, tu es perdue,

Comme un pétale déchiré par la caresse du vent…..

Petite, si petite, un petit bout de rien ,

Dé»chiré par la caresse du vent….

Publié dans : Poésies
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