En écho des voix fendent le silence

Qui habite doucement ces berges,

L’eau clapote et murmure très bas,

Et sous le vent léger, les ondes

Dessinent de larges cercles de lumière,

Comme un tableau de verre fin,

Où le ciel se renverse sans fin.

Sous mes pas, le sable humide et les cailloux ronds

Crissent d’un petit chant léger,

Les herbes et les roseaux drus

Humides et frais s’inclinent,

Et de neuves fleurs d’aubépine

Donnent  leur fragrance  fragile.

Fendant l’air d’une zébrure nette,

La ligne trace un cercle parfait,

Et s’enfonce au plus profond des eaux

Ouvrant les abysses du lac

Comme un ciseau.

J’entends presque les battements de cœur

Du pêcheur à côté de moi,

Explorateur d’un monde toujours vierge,

Où les déesses de l’eau ne se laissent pas prendre !

Le silence est à la nature

Une des plus belles parures,

Pour entendre ses mille et une voix

S’incarner tout au fond de soi

Comme un beau lac de plénitude

Sauvage et profond comme un nouveau monde,

Je reste à côté de toi....

Publié dans : Poésies
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